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La pharmacie

Plusieurs critères entrent en jeu dans la composition d'une pharmacie de voyage :

En tout premier lieu le niveau de connaissances médicales de chacun : Manu est dentiste, je fus un temps infirmier. Nous avons donc quelques connaissances de base qui nous autorisent à nous auto-médicamenter assez facilement. Nous avons par exemple des morphiniques et des antibiotiques. Fut un temps nous avions de quoi suturer une plaie.

Ensuite les besoins personnels spécifiques en terme de santé. Je fais souvent des otites et suis porteur de lentilles par exemple, donc notre pharmacie couvre les pathologies associées. A chacun d'adapter sa pharmacie en fonction des problèmes de santé, potentiels ou avérés, qu'il se connaît.

Ensuite la destination : Dans nos régions occidentales où il est facile de trouver un toubib, une pharmacie ou un hôpital, la trousse sera moins fournie que si le voyage a lieu hors des sentiers battus, où les pépins de santé se produisent d'ailleurs plus facilement. De plus certaines destinations réclament des précautions particulières, je pense aux zones touchées par le paludisme par exemple.

La durée : Mathématiquement un séjour long, ou qu'il soit, nous expose à plus de problèmes de santé. Mais une fois de plus si des soins médicaux "sérieux" sont accessibles rapidement il ne sert à rien de multiplier les médicaments. Toutefois si l'on souhaite s'éviter, quand c'est possible bien sûr, des passages chez le toubib ou aux urgences, avec tous les problèmes d'attente, de paperasses, et de remboursements, il peut être bon de prévoir un certain stock.

En dernier lieu le mode de voyage : Car même si la santé n'a pas de prix (sic...), elle a un volume et un poids ! Dans nos gros sacs à dos ou nos sacoches de vélo il est plus facile de transporter une pharmacie bien fournie qu'à pied où chaque gramme est compté, même en matière de santé... De plus des pathologies spécifiques sont souvent associées au mode de voyage. On risque ainsi de rencontrer beaucoup plus de problèmes d'ampoules (voir la rubrique "à pied" pour tenter de les prévenir) ou de tendinites en marchant, plus de plaies liées aux chutes en vélo, plus de problèmes digestifs à l'autre bout du monde, etc...

Je n'ai pas abordé ici le cas particulier du voyage en bateau, que pourtant nous avons pratiqué à maintes reprises. La pharmacie y est bien sûr très complète, d'une part parce que dans un bateau, sauf exception, on dispose de la place suffisante, d'autre part parce qu'un minimum obligatoire est imposé par la réglementation, enfin et surtout parce que l’on peut être amené à pallier une absence médicale sur une très longue période et qu'on doit alors être en mesure de faire face seul à tout problème de santé.

Vous trouverez dans le PDF ci-dessous un descriptif de notre pharmacie en fonction de nos modes de voyage (hors bateau).

Les vaccins

En plus du schéma vaccinal classique nous sommes vaccinés contre les hépatites A et B (obligatoires pour les personnels de santé), la fièvre jaune (obligatoire dans de nombreux pays), la fièvre typhoïde (risque élevé en Asie), la rage (recommandé dans beaucoup de pays),  et l'encéphalite à tiques (recommandé dans toute l'Europe Centrale et même en Allemagne). Pour le séjour en vélo en Asie nous venons de nous faire vacciner contre l'encéphalite japonaise. Nous y avions pendant longtemps renoncé car il fallait trois injections, à 92 € l'une, non remboursées bien sûr... !  Le schéma vaccinal vient de changer en passant à deux injections, à 71 €, donc on vient de franchir le pas...

En fait on est vacciné à peu près contre tout... sauf contre les cons !

Les moustiques

Non seulement ils font un bruit particulièrement agaçant et nous bouffent des pieds à la tête parfois, mais ces sales bêtes sont aussi vecteurs de tout un tas de maladies pas très sympathiques... Paludisme en tête par le nombre de victimes dans le monde, mais aussi encéphalites, dingue, chikungunya,... 

La meilleure façon de s'en prémunir reste encore de ne pas se faire piquer ! En Asie on se badigeonne donc en permanence de spray anti-moustiques, du "5o5" spécial tropique en l’occurrence. A l'heure de l'apéro, moment préféré de ces saloperies de bestioles (c'est notre seul point commun !), on porte pantalons et chemises à manches longues. Les chambres des guest-houses sont souvent équipées de moustiquaires mais on trimbale aussi notre propre moustiquaire imprégnée, que l'on a très rarement utilisée. Lorsque la piaule est climatisée il y a moins de risques, les moustiques n'aiment pas le froid ! Ces précautions peuvent suffire : Sur certains séjours on ne s'est pas fait piquer une seule fois (mais il vrai que nous y sommes toujours allés à la période sèche...).

Concernant le paludisme il n'y a pas, à l'heure actuelle, de vaccin, mais différents traitements anti-paludéens médicamenteux existent. A notre connaissance aucun n'est fiable à 100%. L'un des plus répandus est la Malarone, que l'on est sensé prendre du premier jour du voyage jusqu'à huit jours après le retour. Un peu contraignant et assez cher (Attention le prix varie énormément d'une pharmacie à l'autre !)

Sur notre premier voyage nous avions respecté le protocole, puis notre toubib nous a conseillé d'avoir simplement un traitement dans notre pharmacie, à ne commencer qu'en cas de fièvre inexpliquée.

Depuis peu, pour de voyages courts, deux mois est considéré comme court, il n'est plus conseillé de prendre de traitement en Asie du SE. Le risque est semble t-il très faible. C'est la consultation de médecine tropicale de Brest qui le dit... Croisons les doigts...

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